Les Suisses étaient présents en force dans le 41e Tour de France à la Voile (désormais appelé « Tour Voile »), disputé sur un format encore plus condensé, intense, qui n’a laissé aucun répit aux 26 équipages en lice. Douze marins helvètes ont participé à la fête, ce qui faisait de la Suisse la nation étrangère la plus représentée, avec globalement de belles prestations à la clé.
Ne dites plus « Tour de France à la Voile », mais « Tour Voile ».
À ce raccourcissement du nom de l’épreuve s’est ajouté en 2018 celui du format de course. De Dunkerque à Nice, il y a eu 7 Actes et 15 journées de course (contre 9 Actes et 18 journées l’an dernier), en seulement 17 jours d’événement. L’intensité sportive a été accrue et les temps de repos réduits au strict minimum. Comme de coutume depuis le passage au Diam 24od en 2015, le programme a alterné entre raids côtiers et stades nautiques. Pour cette 41e édition, 26 équipages étaient engagés avec un niveau global toujours plus relevé. Sur l’eau, la moindre manoeuvre ratée ou décision stratégique peu inspirée se payait en places perdues. À terre, l’aspect logistique revêtait une importance prépondérante puisqu’il fallait démonter les trimarans tous les deux jours, prendre la route puis remonter les bateaux. Pour jouer les premiers rôles, il était quasiment interdit de passer à travers une journée. Les marins avaient donc une obsession : la régularité. Et c’est l’équipage de Lorina Limonade Golfe du Morbihan, déjà vainqueur en 2016, qui l’a emporté au bout du suspense devant Beijaflore. Fort bien représentée, la Suisse a aussi fait parler d’elle grâce aux performances de certains de ses ambassadeurs.
L’exploit de CER 2 – Ville de Genève
Pour la deuxième année consécutive, le Centre d’Entraînement à la Régate de la Ville de Genève a aligné deux équipages : CER 1 mené par Nelson Mettraux et CER 2 avec comme skipper Victor 
Bernard Stamm tout près de ses objectifs
Pour sa quatrième participation consécutive au Tour Voile en Diam 24od, Bernard Stamm avait pour ambition légitime d’entrer dans le Top 5 du classement général. Avec son équipage de Cheminées Poujoulat (Jean- Christophe Mourniac, Antoine Rucard et Gwénaël Riou), il est passé à une place de cet objectif, terminant finalement 6e de l’épreuve. Un scénario rageant pour Stamm et ses hommes qui ont vu leur parcours émaillé de gros ratés en début d’épreuve. « Nous avons manqué de sérénité et de réussite lors des trois premiers Actes (à Dunkerque, Dieppe et Barneville-Carteret, N.D.R.) », raconte Bernard Stamm. « Il a alors fallu courir après les points perdus et nous avons bien réagi, en terminant trois fois sur le podium en Méditerranée. Ce Tour 2018 a été le plus abouti pour moi. L’équipage s’est bien préparé et a atteint le niveau espéré. Si nous revenons en 2019, ce sera pour essayer de faire encore mieux ! »
Les filles de La Boulangère pétries de talent
Deux Suissesses étaient également engagées à bord de l’équipage 100% féminin de La Boulangère : Élodie-Jane Mettraux et Nathalie Brugger. Si la première connaissait déjà très bien le Tour, la 

