North Sails fait la loi dans la course au large, mais pas sur nos croiseurs plus tranquilles… Pour combien de temps ?
Quoi de mieux que les tropiques en hiver pour tester des voiles ? Aux Îles Vierges Britanniques, un archipel perdu entre Puerto Rico et Saint-Martin, on est sûr d’avoir du soleil et du vent, ce fameux alizé de nord-est… C’est donc au départ de Tortolla que North Sails nous a proposé cet essai. Le voilier a tout simplement fait un deal avec le loueur Moorings. Leur Océanis 45.4 est donc voilé de frais… mais de quelles voiles s’agit-il ? Du 3Di Nordac. Le 3Di, ça, vous connaissez à peu près… nous allons en reparler quand même. Nordac ? Une anagramme de Dacron, une marque déposée. Plutôt malin d’ailleurs puisque les premières lettres sont bien celles de la marque de la voile.
Alinghi à l’origine

Côté performances

Parlons budget
Autres arguments du 3Di Nordac ? Les voiles sont blanches, une couleur préférée par les plaisanciers au noir, gris ou bronze… mais c’est surtout du coût de ses voiles que nous allons parler : bonne surprise, elles ne seront pas plus chères que les traditionnelles voiles en polyester de la marque. Pourquoi ? Parce que la technologie 3Di permet de se passer de toute la préparation du tissu polyester traditionnel – enduction des fibres enduites avant tissage, tissage des fibres pour obtenir un tissu brut, transfert vers l’usine de finition, nettoyage du tissu brut pour retirer l’enduit, séchage, imprégnation de résine, préparation, transport, stockage, retransport… Certes, en cherchant sur internet, vous trouverez 40% moins cher. Mais pas sûr que ces voiles tiennent des années. Celles de North devraient tenir dix ans. Cible prioritaire de North Sails ? Les voiliers de 20 à 40 pieds avant de tenter de les proposer – sous réserve des différentes jauges – aux flottes monotypes. Un marché où North Sails est déjà largement leader sur la plupart des séries. La voilerie est tellement sûre de son produit qu’elle ambitionne de s’imposer sur le marché des voiles de croisière.