A chaque départ de course au large, les dernières heures avant le départ portent leur lot d’émotions fortes. La Panerai Transat Classique 2012 ne faillit pas à cette tradition et les quais de Saint-Tropez, habitués à de grands évènements, ont vibré comme rarement.
Comme un avant-goût des Caraïbes. Une légère brise d’est, une douce température et un superbe coucher de soleil composent une ambiance tropicale pour le départ de la deuxième étape de la Panerai Transat Classique 2012. À 18 h, le comité donne le départ aux concurrents enfin libérés de la pression des derniers préparatifs et bien décidés à impressionner d’entrée leurs adversaires. Alignés sur la ligne de départ comme à la parade, ils franchissent la ligne dans un bel ensemble. Les équipages sont à la manœuvre, heureux de pouvoir toucher du doigt ce rêve qui les habite depuis des semaines.
Depuis le lever du jour, l’émotion est palpable sur les quais de Saint-Tropez. En dépit de mois de préparation, il reste toujours mille et un détails à régler avant le départ. Les concurrents de la Panerai Transat Classique 2012 s’affairent sur le pont des bateaux et les va-et-vient sont incessants sur les passerelles. Malgré tout, l’ambiance demeure conviviale et l’entraide est le maître mot de la journée entre tous les armateurs, capitaines et marins portés par une passion commune : l’amour de ces élégants voiliers classiques. Les derniers packs d’eau sont embarqués, les perceuses passent de bord en bord pour d’ultimes bricolages, et des équipiers jouent les trapézistes dans les mâtures devant les nombreux passants encore présents dans la cité tropézienne en cette magnifique journée. Une heure avant de larguer les amarres, Laurent Cosson a remis à Sea Lion, appartenant à Manuel Champalimaud, le Prix Mount Gay qui souhaite mettre en avant les valeurs liées au monde de la voile classique et à ses traditions : élégance, esprit d’équipe, générosité et ténacité.
Dans la matinée, le directeur de course, François Séruzier, entouré du président du comité de course, Jean-Claude Travert, et du président du jury, Patrick Celton, réunit les skippers pour le briefing météo. Les prévisions réactualisées confirment le bien fondé d’un départ anticipé pour éviter les fureurs automnales du golfe du Lion. Dans les premières heures de course, les voiliers vont profiter d’un petit flux d’est avant que le vent ne tourne par l’ouest puis au nord en se renforçant peu à peu jusqu’à vendredi avant de forcir franchement dans la nuit de vendredi à samedi. Les bateaux seront alors au niveau des îles Baléares, mais sont invités à rester ensuite près de la côte espagnole pour profiter de sa protection. Le passage du détroit de Gibraltar s’impose comme la difficulté suivante, une succession de dépressions arrivant de l’Atlantique par le sud-ouest. Le premier voilier à franchir le détroit sera d’ailleurs récompensé par le Prix Capbiotek.
À la tombée de la nuit, les voiliers s’éloignent vers le large et les premières tendances se dessinent avec un léger avantage pour The Blue Peter, devant White Dolphin, Corto et Sea Lion. Mais la course ne fait que commencer et les options tactiques peuvent, dans les heures voire les jours à venir, créer des différences.
Costa Lourandakas (Sea Lion)
« Nous avons dû faire un changement d’équipier de dernière minute, mais le nouveau venu devrait très vite se fondre dans notre équipage. Dans un premier temps, nous allons nous mettre en mode régate pour prendre le meilleur départ. Dans les petits airs prévus, il faudra nous battre pour faire démarrer les 44 t de Sea Lion. Dans la soirée, nous nous organiserons ensuite en quarts de 2 heures, par groupes de deux équipiers. Mais si les conditions le demandent, tout l’équipage est prêt à monter à tout moment sur le pont. Nous souhaitons une belle course à tous nos concurrents et nous leur donnons rendez-vous à Cascais autour d’un verre. »
Mathew Barker (The Blue Peter)
À la conclusion du briefing météo dans une ambiance studieuse : « La réunion a été très sérieuse avec toutes les recommandations du comité de course. C’est bien, mais il ne faut pas perdre de vue l’essentiel : le plaisir. J’en souhaite beaucoup à tous les participants. »
Louis Duc (Corto)
« Je crois que nous sommes prêts pour le départ. Je sais, cela ne se dit pas et l’on peut toujours trouver un petit quelque chose à améliorer. L’équipage est motivé et n’a plus qu’une envie : être en mer. »
The final hours ahead of an offshore race are always an exciting time, and the Panerai Transat Classique 2012 is no exception to this age-old rule. In Saint-Tropez, a port used to hosting these kinds of events, the quays are literally buzzing with anticipation.
A light easterly breeze, mild temperatures and a superb sunset gave a tropical atmosphere to the start of the second leg of the Panerai Transat Classique 2012. At 1800 hours the committee gave the signal to race, finally relieving the competitors from the pressures of last-minute preparations. Every entrant was clearly determined to impress from the word go.Observers witnessed an elegant parade as the yachts crossed the starting line in unison.The crews were busy with the lines, happy to be out on the water and living the moment that they had been dreaming about for weeks.
Since sunrise there had been a buzz of excitement on the quays of Saint-Tropez.Despite months of preparation, there is always a thousand and one things to do before the starting gun fires.The competitors in the Panerai Transat Classique 2012 had their fair share of pre-race chores, and the decks and pontoons were alive with incessant toing and froing.And yet the atmosphere remained calm and friendly between the owners, skippers and sailors. In fact everyone was ready to lend a hand in the spirit of fraternal passionfor these elegant classic yachts.The final packs of bottled water were shipped. Drills passed from hand to hand as hurried repairs or modifications were made. Riggers swung around the masts, gaining the admiration of the public who had decided to make the most of the magnificent weather and take a walk along the quays to see the boats.
An hour before setting sail, Laurent Cosson presented Sea Lion and her owner Manuel Champalimaud with the Mount Gay Prize. This award is designed to promote the values and traditions of classic sailing: elegance, team spirit, generosity and tenacity.
Earlier in the day race director François Séruzier, along with the chairman of the race committee Jean-Claude Travert and the chairman of the protest committee Patrick Celton, assembled the skippers for a weather briefing.The most recent forecast justified the decision for moving the start of the race forward to avoid the bad autumnal weather expected in the Gulf of Lion.In the first few hours of the race the yachts are expected to enjoy a comfortable breeze from the east. It will then swing around to the west before settling into the north where it will increase progressively, turning into a heavy blow on Friday night. By that time the boats should be near the Balearic Islands, although the race committee recommends that they hug the Spanish coast to avoid the worst of the weather.The next problem will be a succession of lows in the Straits of Gibraltar, south-westerlies coming in from the Atlantic.The first yacht to sail through the Straits will be awarded the Capbiotek Prize.
The racing began in earnest as the night closed in and already The Blue Peter is gaining a significant advantage over White Dolphin, Corto and Sea Lion.But the race has only just begun and the tactical options available to the competitors will certainly make a profound difference in the hours and days to come.Cascais is a long way away and anything can happen between now and their arrival!
Costa Lourandakas (Sea Lion)
« We had to change a crew member at the last minute but I’m sure the new guy will fit in very quickly.At first we’ll treat it like a day race and try and get the best possible start.We’re expecting light winds so we’re really going to have to work hard to get Sea Lion’s forty-four tons moving.In the evening we’ll organize watches of two hours, each watch comprising two crew members.But if the conditions require it, the whole crew will be ready to come on deck at the drop of a hat.We wish our fellow competitors an excellent race and look forward to having a drink with them in Cascais. »
Mathew Barker (The Blue Peter)
At the end of a very studious weather briefing: « The meeting was very serious because of all the recommendations made by the race committee.That’s normal but we mustn’t forget the most important aspect:fun!I hope all the competitors get their fair share. »