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Corentin Horeau : « confirmer ma progression »

par Quentin Mayerat

 

 

 

La Med Race commence ce vendredi pour les Figaro

Le jeune skipper de Bretagne – Crédit Mutuel Espoir est à pied d’oeuvre à Marseille, comme 18 autres Figaristes. L’Eiffage TP Med Race – finale du Championnat de France de course au large en solitaire – débute ce vendredi 14 septembre par une « grande course » de 185 milles à destination d’Ajaccio. Interview à 24 heures du top départ.

Corentin, comment se présente cette première grande étape de la Med Race entre Marseille et Ajaccio ? A quelle météo s’attendre ?
« La course s’élance vendredi à 16h, nous avons 185 milles à faire entre Marseille et Ajaccio. On aura un peu de vent pour partir, principalement du portant. Aujourd’hui jeudi il y a un coup de Mistral avec 30 à 35 noeuds, mais demain pour le départ ça devrait être plutôt 15 à 20 noeuds de nord-ouest. C’est toujours difficile à prévoir en Méditerranée, mais on s’achemine probablement vers un début d’étape sous spi. Cela me convient bien. Je suis assez à l’aise à cette allure. »
En revanche, l’atterrissage sur la Corse peut s’avérer complexe, non ?

« Oui, l’arrivée à Ajaccio peut être compliquée car il n’y a plus du tout de vent sur les fichiers et ça peut complètement redistribuer les cartes. Clairement, il y a un gros risque de pétole devant la Corse samedi. Il peut donc très bien y avoir comme un nouveau départ, très proche de l’arrivée. Ce qui veut dire que même si on prend du retard sur la première partie de course, il faudra rester concentré, motivé et « dessus », comme on dit. »

Tes objectifs sur cette première manche ?

« C’est une course au large de coefficient deux, il faut être vigilant à ne pas perdre des points d’entrée. L’idée est d’être dans les 10 premiers et surtout de confirmer ma courbe de progression. Il n’y aura que cinq courses au total sur cette Med Race pour les Figaro… donc toutes sont importantes. »

Vous n’êtes que deux « bizuths » en lice : Thomas Normand et toi. Et tous deux pouvez prétendre au titre de meilleur bizuth du Championnat de France de course au large en solitaire 2012. Cela va-t-il changer ta façon de courir ?

« Pas vraiment : on ne va pas regarder que ça ! L’idée est de tenter de jouer avec tous les autres pour faire un bon résultat à la fin de cette première saison en Figaro. Maintenant, c’est un titre honorifique intéressant et c’est sûr que si le dernier jour c’est très serré entre nous, nous serons tentés de nous surveiller davantage. Thomas possède 14 points d’avance sur moi au classement provisoire du Championnat. Mathématiquement, c’est jouable. Mais je n’ai pas trop envie de compter comme ça, j’ai surtout envie de faire une belle course en flotte et de confirmer ma progression. »

 

 

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