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Foncia deuxième au Portugal

par Quentin Mayerat

 

 

 

Ce mercredi matin à 8 heures 26’ 49’’ (heure française), Michel Desjoyeaux, Charles Caudrelier, Xavier Revil, Thierry Chabagny, Antoine Carraz et Manu Le Borgne ont pris la 2e place de la deuxième étape de l’European Tour, au terme d’un finish une fois de plus incroyable, qui s’est joué dans les calmes portugais, à quelques centaines de mètres du but. Le Team FONCIA termine 49 minutes et 13 secondes derrière le vainqueur Spindrift racing après 2 jours, 16 heures, 26 min et 49 sec de course. Le suspense au classement général est tout aussi intense qu’aux étapes. FONCIA perd son leadership au profit de Spindrift racing. Mais un point seulement sépare les deux équipages qui dominent jusqu’à présent ce début d’European Tour.
« Faut pas être cardiaque ! »

Aux premières lueurs du jour, à quelques heures du finish portugais, alors qu’un regroupement général s’opérait dans les calmes, impossible de dire qui enlèverait cette deuxième étape de l’European Tour.

« Il ne faut pas être cardiaque » relevait Michel Desjoyeaux une fois posé le pied à terre. « Nous étions tous à 30 nœuds, pleine balle, à fond la caisse, à 4 milles de l’arrivée quand le vent s’est complètement cassé la figure. Spindrift était en tête, nous deuxièmes, quand nous nous sommes fait passer dessus par Musandam-Oman Sail puis Groupe Edmond de Rothschild. Mais nous nous sommes battus pour revenir en tirant quelques bons petits bords dans la pétole, dans la baie. L’ambiance était un peu tendue, un peu électrique, mais on s’en est sorti ! ». Le troisième, Musandam-Oman Sail, ne termine que 6 minutes derrière FONCIA.

Une étape à fond, au contact

« En dehors du louvoyage tonique en début de course (Mer d’Irlande, début de la Mer Celtique) et les épisodes de vent faible à la fin, ça a été à fond tout le temps (17,26 nœuds de moyenne). Ce sont des bateaux rapides. Plus il y a de vent, plus ça va vite et cela a de grosses conséquences. Le moindre petit décalage stratégique peut faire une grande différence. Quant à la bagarre, c’est comme en Figaro : pendant toute l’étape, on a au moins un bateau à vue. Impossible de se relâcher. Mais ça a deux gros avantages : avec un concurrent à côté, tu as en permanence une référence pour savoir si tu vas bien ou pas en vitesse et puis c’est très motivant pour rester dans la régate. »

Rapide bilan

« Notre mauvais départ à Dun Laoghaire a vite été effacé et nous avons fait de belles choses. Il y a eu plusieurs changements de leaders pendant la course, nous nous sommes retrouvés en tête de temps en temps, mais sans réussir à le rester. Nous devons juste remettre deux ou trois petites choses en place »

Grosse fatigue…passagère

« Après deux étapes, on est déjà bien cuits. L’équipage est fatigué, mais on va refaire surface. Heureusement, nous avons deux jours pour récupérer ici à Cascais. La journée commence bien : nous avons eu un lever de soleil magnifique. Mon petit déjeuner m’attend. Ensuite, ce sera dodo et massages. ». Du repos, il en faudra, car dans 48 heures, le programme reprend tambour battant avec trois jours de City Races en baie de Cascais avant d’enchaîner sur une 3e étape express dont le départ sera donné le 17 septembre.

 

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