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Gildas Morvan : un bilan mitigé

par Quentin Mayerat

 

Arrivé 19e de la dernière étape de La Solitaire – remportée comme le classement général par l’intouchable Jérémie Beyou – Gildas Morvan se classe finalement 29e au général. Une contre-performance tempérée par un podium d’étape sur la première manche (2e). Le skipper de Cercle Vert fait le bilan à chaud …

Gildas, le bilan est mitigé pour cette Solitaire 2011. Vingt-neuvième au classement général, on t’imagine forcément déçu ?

« Oui, le sentiment est mitigé : je fais une place de 2e sur la première étape, un podium donc, ça c’est le côté positif. Sur la deuxième étape, je déchire mes spis… Pas de chance alors que j’étais dans les 4, 5 premiers dans le final. Pas de réussite donc. Sur la troisième étape, j’attaque pour revenir au classement général, mais il n’y a rien qui passe : je fais trois options et les trois s’avèrent catastrophiques… Pas de réussite du tout là non plus ! Et puis sur cette dernière étape, j’étais dans les six premiers au raz de Sein, ça se passait bien et brutalement le vent tombe complètement dans ma zone et je perds 8 milles sur Jérémie (Beyou, le vainqueur, ndr). »

Manque de réussite, donc ?

« Oui, la sensation c’est ça : d’avoir tenté des choses mais sans aucune part de réussite, pas de chance. J’ai un peu l’impression d’avoir fait les choses à l’envers sur les trois dernières étapes. »

Tu as navigué différemment, pris plus de risques après l’étape de Dublin?

« Oui. Après cette histoire des deux spis déchirés qui m’avait fait dégringoler au classement général en Irlande, je m’étais dit que c’était l’occasion de prendre des risques, de jouer un peu plus gros, de tenter des choses… J’ai essayé mais ce n’est pas passé, du moins pas assez souvent. »

As-tu tout de même pris du plaisir sur cette course ?

« Oui, il y a malgré tout toujours des moments magiques, des moments sympas : un coucher de soleil par temps calme, le départ des Sables d’Olonne sous le soleil, à se bagarrer mètre par mètre en tee-shirt. Je pense encore aux dauphins venus nous voir aux Glénan, au passage de la plate au raz de Sein, au chenal du Four au près dans les cailloux… la Solitaire reste toujours une belle histoire ! »

 

 

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