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🏛 » Les favoris se positionnent pour le Trophée Rolex

Les favoris se positionnent pour le Trophée Rolex

par Quentin Mayerat

 

L’été a décidé de jouer les prolongations sur la Méditerranée, obligeant organisateurs et participants à la plus grande patience. Pour la seconde journée consécutive, Eole s’est fait prier, mais heureusement les Classiques ont tout de même pu valider une manche. La journée a été marquée par l’incroyable démonstration de Cambria qui n’a laissé aucune chance à la concurrence. Au classement du Trophée Rolex, plusieurs voiliers prennent les commandes dans les différentes classes mais avec deux journées devant l’étrave, les positions peuvent encore évoluer. Jeudi sera marquée par la célèbre journée des Défis.

Les prévisions étaient optimistes pour cette seconde journée de régate des Classiques mais l’anticyclone basé sur la Méditerranée n’évolue quasiment pas et seul le Cap Corse pouvait bénéficier d’un vent assez soutenu. Avec un vent mollissant et instable en direction, le comité de course a réussi à envoyer les 3 classes des voiliers de Tradition sur le parcours no 2, long de 14 milles. Après les petites et moyennes unités, les géants prenaient à leur tour le départ. Une rotation du vent vers l’est a permis à Cambria de tirer son épingle du jeu en tirant un bord vers la côte de Saint-Tropez tandis que le gros de la flotte pointait vers Sainte Maxime. Avec un mât culminant à 56 mètres au-dessus de l’eau il est certain que le plan Fife bénéficiait du moindre souffle. Avec 1 à 2 nœuds de vent au niveau de l’eau, Cambria pouvait naviguer avec 10 nœuds de vent réel dans les hauts. Un avantage certain face à la concurrence. Le long bord vers les Issambres n’a été qu’une formalité pour le Class J qui a coupé la ligne d’arrivée en tête après une réduction du parcours. Sur Mariette, l’équipage affalait toute la voilure afin d’adapter et de trouver le meilleur compromis dans la garde-robe du schooner de 42 mètres de long. Une manœuvre longue et délicate qui a marqué physiquement l’équipage.

De son côté Nan of Fife, le magnifique voilier de Philippe Menhinick, vainqueur dans sa classe mardi et très bon dans les différentes manifestations méditerranéennes cet été, devrait entrevoir une possible victoire dans le Trophée Rolex. « En 1999, je naviguais sur le web pour regarder les bateaux et je suis tombé sur Nan et je me suis rendu compte que c’était le bateau de mon grand père entre 1949 et 1952. C’était le destin. Le chantier de restauration a duré 20 mois et nous avons effectué notre première course en 2001 lors du Jubilé de l’America’s Cup à Cowes.C’est ma dixième année ici à Saint-Tropez, » racontait Philippe Menhinick à propos de l’histoire de son magnifique Côtre Aurique.

 

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