Emirates Team New Zealand s’est emparé du second point de la Louis Vuitton Cup, la régate de sélection des challengers de America’s Cup, à nouveau seul aujourd’hui sur le parcours en baie de San Francisco.
Le skipper Dean Barker et son équipage kiwi devaient rencontrer en duel Artemis Racing, mais le catamaran à aile AC72 du Challenger of record suédois ne sera remis à l’eau que d’ici deux semaines.
Comme avant-hier dimanche, le défi néo-zélandais a fait forte impression à bord d’Aotearoa son AC72. Ils ont parcouru 16.16 milles nautiques en 45 minutes et 28 secondes – soit près d’une minute plus rapides que lors de la régate inaugurale – avec une vitesse maximale de 43.26 nœuds.
Les conditions de vent de la seconde course du premier round robin de la Louis Vuitton Cup étaient légèrement plus fortes aujourd’hui en atteignant les 20 nœuds. « Près d’un nœuds ou deux en moyenne de plus que dimanche » explique Ray Davies (NZL) le tacticien. « Nous avons corrigé quelques erreurs commises lors de la première journée grâce à nos analyses vidéo qui sont une fantastique opportunité pour continuer à apprendre et à progresser ».
Il faut rappeler que les Kiwis, véritables ‘All Blacks’ de la voile, avaient été les premiers à mettre leur AC72 à l’eau et qu’ils ont cumulé le plus grand nombre de jours d’entraînements. Ils étaient également la première équipe à s’élancer sur des foils dont ils ont fait la démonstration lors des deux premières courses, malgré l’absence d’adversaire.
« Leurs manœuvres sont impeccables » explique Murray Jones (NZL) d’ORACLE TEAM USA. « Nos calendriers sont différents. Ils doivent régater dès maintenant tandis que nous ne rejoindrons la compétition qu’en septembre. Nous avons fini de travailler notre vitesse en ligne droite et nous enchaînons désormais des régates d’entraînements dans le cadre de notre programme ».
Les vitesses exceptionnelles du catamaran à aile AC72 (22 mètres) d’Emirates Team New Zealand ces jours précédents ont laissé sans voix la plupart des vétérans et autres personnalités de l’America’s Cup.
« Je totalise pourtant près de 3 000 à 4 000 heures de navigation à bord de 12 mètres au large de Fremantle » commente le Directeur de course Iain Murray (AUS), qui se remémore l’America’s Cup de 1987 en Australie Occidentale. « Quand je repense au temps et à la vitesse que nous perdions lors de chaque virement… Regardez ces nouveaux bolides qui atteignent désormais des vitesses phénoménales en un rien de temps ».
« La nouvelle génération de régatiers, qui navigue à bord d’Optimist ou en kitesurf ainsi que les participants à la Red Bull Youth America’s Cup, est passionnée de technologies, de vitesse et de sensations fortes qui font désormais partie intégrante de notre sport. La révolution est en marche avec ces nouveaux bateaux de l’America’s Cup qui séduisent les plus jeunes ».
La prochaine et troisième course du premier round robin de la Louis Vuitton Cup, la régate de sélection des Challengers de l’America’s Cup, est programmée ce jeudi dès 12h15, heure locale (21h15 heure française).
Emirates Team New Zealand today scored its second point of the Louis Vuitton Cup, the America’s Cup Challenger Series, in an unopposed race on San Francisco Bay.
Skipper Dean Barker and crew were scheduled to race Artemis Racing, but the Swedish team is still assembling its second AC72 wing sail catamaran and won’t be ready to sail for another two weeks.
Once again, the New Zealanders looked slick on their AC72, Aotearoa. They completed the 16.16-nautical–mile course in 45 minutes, 28 seconds (about one minute quicker than Sunday’s race) and achieved a top speed of 43.26 knots, 49.7 mph. The wind was slightly stronger today, peaking at 20 knots as opposed to 16 knots on Sunday.
“There was a little bit more breeze today, probably a knot or two on average compared to the other day,” said Ray Davies, the tactician. “We took a few things away from that first day, and worked on it; studied the video. It’s good to have proper video footage, so we can analyze things better. It’s an opportunity to watch, learn and improve.”
The Kiwis were the first team to launch an AC72 and have spent more time training on it than any other team. They were the first team to start hydrofoiling, and have put all of that practice on display in the first two races of the Louis Vuitton Cup, despite the lack of competition.
“They’re slick in jibing,” said Murray Jones of ORACLE TEAM USA, which was practicing on the racecourse before Emirates Team New Zealand’s race against the clock. “But our programs are different. They have to race now and we don’t have to start racing until September. We’ve been working on our straight-line speed and now we’re moving into the race training portion of our program.”
The speed Emirates Team New Zealand has displayed the past few days has left some of the most veteran America’s Cup personalities in awe.
“I come from 3,000 to 4,000 hours of sailing a 12-Meter off Fremantle,” said Regatta Director Iain Murray, hearkening back to the 1987 America’s Cup off Western Australia. “The time we spent trying to tack a boat and minimize our speed loss from 8.25 knots down to 6.5 in a tack. I look at these boats go from 21-22 knots and touch on maybe 10 as the bottom speed in a tack, maybe 25 knots as the bottom in a jibe, these are speeds we’ve never seen before in sailing.
“The young people, the youths in the Red Bull Youth America’s Cup, the kids in Optimist dinghies and on boards and kites, they’re hooked on this technology and excited for our sport going forward. The development that has come out of these America’s Cup boats is engaging for these young kids,” Murray said.
The next race in the Louis Vuitton Cup is scheduled for Thursday.