Passer au contenu principal

Skippers

🏛 » Michel Desjoyeaux

Michel Desjoyeaux

par Quentin Mayerat
En coupant la ligne d’arrivée à Dieppe hier soir à 22 h 56 min 51 sec, Michel Desjoyeaux en a terminé avec cette Solitaire millésime 2013, sa douzième personnelle. Huitième de cette ultime étape, à 54 min et 21 sec d’Adrien Hardy, le vainqueur, le skipper du Figaro TBS s’adjuge la septième place du classement général à un peu plus de deux heures de Yann Eliès qui s’offre un doublé après sa victoire l’an dernier. Fatigué mais heureux à son arrivée sur les pontons, Mich Desj s’avouait satisfait de sa performance globale sur l’épreuve : malgré un manque de préparation qui ne lui permettait sans doute pas d’espérer mieux, il a démontré au fil des quatre étapes qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs. Avec cette septième place, sa deuxième « moins bonne performance sur une Solitaire », le triple vainqueur de l’épreuve porte à onze son intégration au top 10 de la Solitaire du Figaro en douze participations* !

 

 

Michel, comment s’est passée cette dernière étape ?

 

« Alors d’abord, je voudrais commencer par remercier le directeur de course d’avoir accepté de faire la grande étape dans son intégralité ! Qu’est ce qu’elle était belle…et qu’est ce qu’elle était dure ! Heureusement que c’est une dernière, parce qu’une première dans ce style, tu ne finis pas la Solitaire. On a tout eu : des chassés-croisés, de la stratégie, de la conduite, des vracs, de la pétole, du vent, du reaching, du louvoyage, des empannages… Je suis crevé, j’ai mal partout, je suis cassé mais je suis content de l’avoir vécue. »

 

Huitième de l’étape, septième au général… Satisfait ?

 

« Septième à l’arrache : je pense être à ma place. ça ne mérite pas mieux. On va dire que j’ai mon bac avec mention passable. Mais je ne regrette absolument pas d’être venu ! J’aurais juste bien aimé qu’il y ait deux étapes de plus et qu’on enlève la première mais c’est le jeu. Il aurait fallu que je navigue un peu plus avant… On savait qu’il y avait du beau monde et je confirme : il y a un paquet de très bons qui vont vite et au bon endroit. Il suffit de regarder le nombre de leaders qu’il y a eu sur cette seule étape. C’est rare d’en avoir autant. A vivre de l’intérieur, c’est vraiment un truc de fou mais c’est génial. »

 

Que t’inspire la victoire de Yann Eliès ?

 

« Une deuxième Solitaire d’affilée, c’est pas mal comme final ! Surtout qu’à Roscoff, peu de gens le voyaient rebondir ainsi. Il a été très présent dès le début de cette dernière étape et il est resté aux avant-postes tout le temps. Je pense qu’il avait tout simplement plus envie que tout le monde. Il s’est bien battu, il a été capable de se relever après être tombé : c’est une victoire pleine et entièrement méritée. »

 

Tu as dit à plusieurs reprises que le niveau de la flotte était très élevé, tu confirmes ?

 

« Avant le départ de Bordeaux, je disais qu’il y avait une vingtaine de gars qui pouvaient l’emporter… Et pourtant, au final, sur ces 20 là, on s’aperçoit qu’aucun n’a fait aucune erreur. ça peut paraître bizarre car le niveau est bel et bien hyper élevé. Mais je pense que justement, c’est tellement serré et homogène que pour essayer de sortir du lot, tu es obligé de prendre de gros risques, tu attaques et de temps en temps tu te trompes. Et comme sur cette Solitaire, il y avait matière à souvent se tromper et bien ça distribue : des places et des tartes… »

 

Dans la meme categorie