Après trois saisons, les principaux protagonistes de la Swiss Sailing Super League n’ont pas ou peu changé. Quatre équipages occupent sans partage le haut du classement et à la fin… le RC Bodensee met tout le monde d’accord. Même si, contre toute attente, la hiérarchie a bien failli être bouleversée début octobre, lors de la finale de Versoix (GE).
Avec cinq points d’avance au général avant le dernier acte de la Swiss Sailing Super League, le RCB emmené par Julian Flessati avait de quoi entamer ses premières manches en pleine confiance. En effet, en trois ans de Sailing League, l’équipe de Saint-Gall n’a jamais fait moins bien que 4e lors d’un rendez-vous du championnat et c’est seulement à partir d’une 7e place conjuguée à une victoire de son dauphin, la Société Nautique de Genève, que cette dernière aurait pu se voir privée du titre. Aucun de ses opposants n’aurait misé un franc sur une telle dégringolade : « Le RC Bodensee fait preuve d’une telle constance depuis plusieurs années qu’il sera difficile d’aller les chercher ce week-end », nous confiait Nicolas Anklin, team leader de la SNG, en prélude de la compétition. À la surprise générale, un scénario similaire a bien failli se réaliser, démontrant au passage la densité technique de la flotte.
Pas de marge d’erreur

Coup de semonce
L’attaque la plus saillante n’est finalement pas venue de la SNG, mais du Regattaclub Oberhofen, alors 3e du général, un petit point derrière les Genevois. Une victoire de manche, puis deux, puis trois, et les navigateurs du lac de Thoune ont pris les commandes de la finale pour ne plus les lâcher. Derrière, trop irrégulière, capable du meilleur comme du pire, la SNG a affiché des résultats en dents de scie, passant carrément de la dernière à la première place d’une manche à l’autre. « On se bat parfois plus contre nous-même que contre les autres », confesse Nicolas Anklin qui sait que les Genevois devront encore travailler la régularité pour espérer décrocher le titre.
Sueurs froides

La Société Nautique de Genève a effleuré le titre mondial
L’équipe de la Nautique manque parfois d’un peu de réussite, à l’image de la finale de Sailing Champions League – le circuit mondial réunissant les meilleurs clubs des différents championnats nationaux – qui s’est déroulée début septembre à Saint-Moritz : « Nous avons perdu la première place dans le dernier bord de portant de la dernière manche alors que le vent était complètement tombé. Un final discutable, mais ce sont les règles du jeu », commente Nicolas Anklin, team leader de la SNG. Alors que tout semblait bien engagé lors de la manche finale réunissant les quatre meilleures équipes, la SNG, tombée dans un trou d’air, a vu – impuissante – la victoire lui échapper, soufflée par les Italiens du Circolo della Vela Bari. « Cela fait partie des courses où l’on a plus l’impression de voir la victoire nous échapper que de conquérir un podium », regrette Nicolas Anklin, qui a tout de même placé un club suisse au deuxième rang mondial !