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Say 42 Sport : Rapide sans débauche de puissance

par Louis Taurel

Repris en 2024, le chantier allemand Say Carbon Yachts a entièrement revu et corrigé le Say 42, présent au catalogue depuis 2020. Dévoilé pour la première fois au dernier salon de Düsseldorf, le Say 42 Sport reprend dans les grandes lignes les avancées du Say 52, que nous avions pu essayer lors du salon de Cannes 2025.

Les finitions, déjà particulièrement soignées sur la version précédente, montent encore d’un cran. Évolution marquante : le hard-top bénéficie désormais d’un ancrage renforcé grâce à de solides bras incurvés vers l’extérieur, fixés de part et d’autre du cockpit. Sa face inférieure est recouverte d’une élégante sellerie et percée de puits de lumière qui illuminent le cockpit. Le pare-brise, qui remonte jusqu’au hard-top, protège efficacement le pilote et ses deux passagers. Tous trois prennent place dans de superbes sièges baquets suspendus à structure en carbone, assurant un confort optimal y compris à des vitesses frôlant les 50 nds.

Bien qu’étant une véritable « supercar des mers » en carbone, le Say 42 Sport ne sacrifie en rien la praticité. Les rangements y sont légion, notamment le long des bordés qui abritent les passavants. Au centre du cockpit, sous le hard-top, prend place une cuisine extérieure particulièrement bien équipée : deux grands réfrigérateurs, un évier et une plaque à induction. Un spacieux bac à égouttage (drainé) permet de sécher verres et couverts tout en les maintenant en sécurité durant la navigation. Détail ultime : toutes les portes et capots de ces aménagements sont en carbone !

Le cockpit avant a lui aussi été repensé pour offrir des espaces optimisés, agrémentés de hublots de coque permettant de contempler les flots.

D’un design anguleux et agressif, la carène du Say 42 intègre la technologie Petestep®. En générant un coussin d’air sous la coque en navigation, ce système réduit les frottements pour diminuer la consommation à vitesse égale, tout en garantissant un excellent confort à très haute vitesse. Grâce au recours omniprésent à la fibre de carbone, le poids du bateau est contenu à 4,5 t, soit près de deux fois moins qu’une unité équivalente en fibre de verre. C’est là tout le secret de son rapport poids/puissance : cette supercar des mers se contente de deux blocs Volvo de 430 ch pour franchir la barre des 50 nds.

Retrouvez notre essai en mer de ce nouveau modèle réalisé par Louis Taurel lors du Cannes Yachting Festival.

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